Richard Vainopoulos : « le tourisme doit relever d'un seul ministre »

Mercredi 9 Juillet 2014

La réponse de M. Laurent Fabius sur la question de la taxe hôtelière remet à jour la polémique sur la gestion gouvernementale du tourisme par trois ministères…


Richard Vainopoulos : « le tourisme doit relever d'un seul ministre »

La réponse de M. Laurent Fabius sur la question de la taxe hôtelière remet à jour la polémique sur la gestion gouvernementale du tourisme par trois ministères...

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a enfin clairement énoncé son point de vue sur l’augmentation de la taxe hôtelière souhaitée par les députés socialistes. Il a souligné que ce projet n’est pas en adéquation avec les engagements qui ont été pris par le Président concernant la fiscalité, et que cela nuirait à la « promotion du tourisme qui est une priorité pour l’emploi et le commerce extérieur de la France ».

Une réaction logique, mais un peu tardive qui relance le débat, à savoir : quel est le ministre responsable du tourisme ?

À l’heure actuelle, on ne s’y retrouve pas très bien. Depuis la dernière refonte du gouvernement, trois ministres se partagent la gestion de cet important dossier : Laurent Fabius, Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg. M. Fabius intervient de manière répétée, Mme Pellerin ne sait trop quoi dire et M. Montebourg clame avec vigueur que le tourisme est aussi sous la coupe de son ministère.

Arrêter les annonces grandiloquentes, car il reste beaucoup à accomplir

Tout ceci aboutit à un jeu de déclarations, mais le dossier n’avance pas. M. Montebourg a annoncé récemment qu’il avait assigné en justice le site internet Booking.com… ce que les responsables de la plateforme ont tout de suite nié. Quant à Mme Pellerin, elle a annoncé dès sa nomination avoir l’intention de « réveiller la belle endormie » peu avant de se désintéresser du dossier.

Notre ministre des Affaires étrangères, de son côté, a établi 30 mesures permettant de relancer la compétitivité du secteur touristique. Pour ce faire, les belles déclarations ne suffiront pas. Il est temps de passer aux choses concrètes et de développer des stratégies pour que les visiteurs dépensent plus sur notre territoire, et que l’argent public cesse d’alimenter des organismes qui n’ont pas encore montré leur efficacité.

Afin de mettre en œuvre ce grand chantier, les professionnels du domaine ont besoin d’avoir un seul interlocuteur, fiable et réactif, plutôt que trois qui ne sont pas d’accord sur leurs attributions respectives.

Le texte intégral du point de vue de M. Vainopoulos sur www.sansdetour.net.





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